Les visites à Dijon

Le parcours de la Chouette

Pour explorer les incontournables de la ville de Dijon, il vous suffit de suivre les flèches en bronze discrètement intégrées entre les pavés du secteur sauvegardé. La Chouette de Dijon demeure la figure emblématique de la ville. Perchée sur un contrefort de Notre-Dame, elle est devenue un symbole de chance pour les visiteurs qui la touchent de la main gauche, la main du cœur. Il est toujours excitant de la découvrir et de formuler un vœu en la caressant à notre tour.

Le palais des ducs de Bourgogne

L’origine du palais des ducs et des États de Bourgogne remonte à la première enceinte de Dijon, érigée au IIIe siècle. Situé au cœur de la capitale bourguignonne, il a servi de résidence aux ducs jusqu’en 1477, puis a été la demeure du roi et des gouverneurs représentant la province. À partir de 1681, il a également accueilli les assemblées des États de Bourgogne, les bureaux des élus, et à partir de 1787, l’École de Dessin et son musée se sont ajoutés à son histoire.

Le musée des Beaux-Arts

De l’époque médiévale jusqu’au XVe siècle, ce qui est aujourd’hui le Palais des Ducs et des États de Bourgogne n’était qu’une modeste forteresse accolée au castrum, érigé au IIIe siècle.

Entre 1364 et 1404, Philippe le Hardi, premier duc Valois, entreprend la reconstruction et l’extension du logis ducal.

De 1681 à 1786, les gouverneurs de Bourgogne, puis l’assemblée des États, agrandissent et transforment l’ancien palais des Ducs en palais des États de Bourgogne. En 1766, François Devosge crée l’École de Dessin de Dijon, installée quelques années plus tard dans une nouvelle aile le long de la rue Rameau.

En 1799, le musée ouvre ses portes au public, enrichi par de nombreux dépôts de l’État depuis 1803. Outre une politique active d’acquisition, le musée bénéficie de la générosité de nombreux donateurs, plus de 700 noms étant répertoriés sur ses inventaires.

En 1852, une nouvelle aile est édifiée à l’Est, entre le palais et le grand théâtre, pour accueillir les collections.

Durant la période de 1939-1945, afin de les protéger de la guerre, les œuvres du musée sont transférées et installées dans les châteaux de la région.

Entre 1945 et 1950, après la guerre, la réinstallation des œuvres dans le musée s’accompagne d’une importante réorganisation.

En 1970, des travaux sont entrepris pour recevoir la donation Granville.

L’histoire du pain d’épices de Dijon

Le pain d’épices, un produit ancien dont les premières traces remontent au Xème siècle en Chine sous le nom de « Mi-kong », était alors vanté pour ses valeurs énergétiques et ses capacités de conservation, ce qui en faisait une ration de combat prisée par les cavaliers de Gengis Khan. À l’époque, il se composait uniquement de farine et de miel. Par le biais des croisades, ce pain mielleux s’est progressivement inséré dans la culture culinaire occidentale, s’enrichissant d’épices au passage.

Au Moyen Âge, le pain d’épices a conquis l’Europe, régalant châtelains et religieux dans les châteaux et couvents. Il a notamment trouvé sa place à la table des ducs de Bourgogne grâce à Marguerite de Flandre, épouse de Philippe le Hardi Duc de Bourgogne, qui a introduit le « Boichet », ancêtre du pain d’épices à base de farine de froment, rapporté de ses voyages.

Au XXème siècle, Dijon a compté jusqu’à douze maisons de pain d’épices. Aujourd’hui, Mulot & Petitjean est la dernière fabrique de pain d’épices de la ville.

Le jardin Darcy

Le jardin Darcy se distingue comme le tout premier parc public de la ville, un véritable pionnier dans son genre. Aujourd’hui, c’est l’un des espaces verts les plus prisés de la cité. On le repère aisément grâce à sa fontaine centrale et à la statue emblématique de l’ours Pompon, une reproduction de l’œuvre de François Pompon réalisée par Henri Martinet, qui trône majestueusement à son entrée.

Le Jardin de l’Arquebuse

Le jardin de l’Arquebuse, paisible et verdoyant, s’étend à proximité de la gare, offrant une escapade bucolique en plein cœur de la ville. Ce sanctuaire de tranquillité regorge de vie, accueillant une diversité remarquable d’espèces végétales et animales, faisant honneur à la biodiversité. Parmi ses joyaux, un jardin botanique épanoui où prospèrent librement groseilliers et cassissiers. Les majestueux séquoias et cèdres du Liban, parmi d’autres espèces, ajoutent à son charme naturel.

À ce jour, le jardin abrite plus de 1 500 variétés de plantes dans son jardin botanique et 250 arbres dans son arboretum. Ce lieu d’exception a mérité le label Écojardin depuis 2014, témoignant de son engagement en faveur de l’environnement et de la préservation de la biodiversité.

Le parc de la Colombière

Les allées du parc mènent au vaste domaine de la Colombière, l’un des plus grands parcs de Dijon. Datant du 18ème siècle, il reflète l’esthétique des jardins à la française, inspirés par le célèbre jardinier du roi Louis XIV, Le Nôtre. Avec ses seize larges allées géométriques, ses étendues herbeuses et son bois majestueux abritant plus de 3 500 arbres, il offre une atmosphère élégante et sereine.

En plus de son charme naturel, le parc abrite des enclos animaliers où les visiteurs peuvent admirer des chèvres, des ânes et même des paons. Une variété d’activités divertissantes attendent les visiteurs de tous âges, notamment un carrousel, des aires de jeux et des stands proposant des crêpes et des gaufres. Pour une expérience encore plus pittoresque, il est possible de découvrir le parc en calèche ou à bord d’une rosalie, offrant ainsi une journée inoubliable pour toute la famille.

La Tour Philippe Le Bon

Dominant la ville de Dijon de ses 46 mètres, la tour Philippe le Bon offre une vue imprenable sur la région environnante. Érigée entre 1450 et 1460 pour le compte de Philippe le Bon, elle fait partie intégrante du majestueux Palais des Ducs et des États de Bourgogne. Autrefois appelée la tour de la terrasse, elle symbolise la grandeur médiévale de Dijon durant l’ère des puissants ducs Valois.

Conçue par l’architecte lyonnais Jean Poncelet, la tour fait partie d’un ensemble architectural comprenant également le logis ducal. Son histoire riche et son architecture remarquable en font un symbole emblématique de l’histoire de Dijon et de la Bourgogne.

Le puits de Moïse

Le puits de Moïse, un témoignage du passé, demeure le vestige d’un calvaire qui occupait jadis le centre du grand cloître de la chartreuse de Champmol. Aujourd’hui, il est soigneusement préservé dans le parc du centre hospitalier spécialisé de Dijon, en Bourgogne-Franche-Comté.

Église Notre-Dame de Dijon

C’est l’aînée des églises de Dijon, chargée d’histoire et familière à tous. Sa construction a débuté en 1230 pour s’achever en 1250. Sa façade impressionne avec ses triples rangées de fausses gargouilles encadrant de délicates arcatures. En haut trône Jacquemart, régnant sur l’heure depuis 1383 : cet automate et son horloge furent rapportés du beffroi de Courtrai par Philippe le Hardi, en guise de trophée de guerre.
Une petite chouette sculptée sur une chapelle adjacente à l’église est devenue le symbole porte-bonheur de Dijon : selon la tradition, caresser cette chouette de la main gauche en formulant un vœu est un rituel pratiqué par les habitants de la ville.

Le château de Bussy Rabutin

Dans le vallon boisé de l’Auxois, non loin de Montbard, se dresse le majestueux Château de Bussy-Rabutin, renommé pour sa collection unique de portraits réalisée par un courtisan en disgrâce de Louis XIV. Flânez dans les jardins à la française et admirez les vues pittoresques sur le château, entouré de ses douves en eau.

Le comte Roger de Bussy-Rabutin (1618-1693), cousin de Madame de Sévigné, incarne à la fois le soldat, le courtisan et l’écrivain reconnu. Sa critique des mœurs de l’époque l’a éloigné de la cour royale, banni pour avoir dévoilé les histoires galantes des grands de son temps dans son ouvrage « Histoire amoureuse des Gaules ».

Au XIXe siècle, le comte de Sarcus entreprend la restauration du château, qui sera classé Monument Historique dès 1862, initiant ainsi la protection nationale des propriétés privées. Acquis par l’État en 1929, le domaine a depuis bénéficié de vastes travaux de restauration, amorcés dans les années 1970.

Distingué du label « Jardin remarquable », le superbe jardin à la française a été restauré en 1990 pour retrouver son allure du XVIIe-XVIIIe siècle. Il offre des pièces d’eau, des alcôves de verdure, un labyrinthe et des bosquets bordés d’allées en étoile. La terrasse est agrémentée de parterres de buis, de rosiers anciens, de pivoines arbustives et de fleurs vivaces, tandis que des statues mythologiques parsèment les lieux. Le parc abrite également un rucher, des glacières, un colombier, un verger et un potager où sont cultivées des variétés anciennes de légumes.

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